Désolé, je ne suis pas Sherazad !
Euh non ! JE ne ressemble pas du tout à Sherazad !Cette image préconçue et figée, attribuée aux femmes maghrébines est totalement fausse, elle ne concerne pas l'intégralité de la population féminine au Maroc.
En réalité, on est divisée en deux groupes : les lisses et les crépues. Sans oublier, celles qui sont au milieu et qui s'en sortent avec brio : les bouclettes.
Cette classification naturelle intervient après notre naissance grâce à nos proches, aussi aux projections des publicités qui sont également imprégnées et responsables de certains malaises chez les femmes au Maroc.
Adieu les frisotis ! A force de l’entendre, on finit par le croire et on oublie qui on est !
État des lieux : Les crépues lissées font la remarque aussi, par contre elles rigolent moins en hiver, les jours de pluie, ça court très vite. La nature revient au galop.
Les cheveux, « un déterminant du genre ».
Brushing , kératine, lissage japonais, on n'en finit pas ! Des conseils et des remarques. Spots publicitaires, voisins, coiffeurs, sans oublier les humoristes ratés : « ton coiffeur est mort ? Tu n’as pas de peigne ? Tu fais peur ! Tu fais comment pour les laver ? ».
Les cheveux crépus ce n'est pas joli, ça fait dénigré, mal coiffé, sale…. Et cela se poursuit quand les petites filles grandissent. Ce qui est malheureux, c'est qu'on parle volontier et sans aucun scrupule. Avec humour ou pas ! On ne se gêne pas !
Et si on se place dans une perspective historique, on peut voir que ça n'a pas évolué depuis, à part quelques artistes comme Oum, la chanteuse marocaine, qui assume et qui se libère de cette image que le monde esthétique nous impose.
Dans son dernier clip. On voit l’artiste marocaine troquer son turban, pour une belle coupe de cheveux bien touffue à la Jackson five. Bravo Oum, grâce à toi les crépues vont se libérer.
Ceci n'est pas une révolution !
« Ta touffe les étouffe » dixit Fatine…Tu as raison mon amie !
Ma tête est libre, mes cheveux le sont aussi, et au contraire, au lieu de se focaliser sur les cheveux décoiffés, on devrait nous interroger sur les actions à mener pour tendre vers un combat sanitaire. « Les produits chimiques abîment les cheveux, à force on devient chauve, on a des maladies de peau (Psoriasis, eczéma, chutes de Cheveux…) . »
Moralité: Optez aussi pour une liberté d'action, abandonnez les préjugés et soyez libres comme vous le revendiquez.
Je vous le rappelle, Sherazad est une fiction !
Texte: haraka ( Essaih Jamila)
En réalité, on est divisée en deux groupes : les lisses et les crépues. Sans oublier, celles qui sont au milieu et qui s'en sortent avec brio : les bouclettes.
Cette classification naturelle intervient après notre naissance grâce à nos proches, aussi aux projections des publicités qui sont également imprégnées et responsables de certains malaises chez les femmes au Maroc.
Adieu les frisotis ! A force de l’entendre, on finit par le croire et on oublie qui on est !
État des lieux : Les crépues lissées font la remarque aussi, par contre elles rigolent moins en hiver, les jours de pluie, ça court très vite. La nature revient au galop.
Les cheveux, « un déterminant du genre ».
Brushing , kératine, lissage japonais, on n'en finit pas ! Des conseils et des remarques. Spots publicitaires, voisins, coiffeurs, sans oublier les humoristes ratés : « ton coiffeur est mort ? Tu n’as pas de peigne ? Tu fais peur ! Tu fais comment pour les laver ? ».
Les cheveux crépus ce n'est pas joli, ça fait dénigré, mal coiffé, sale…. Et cela se poursuit quand les petites filles grandissent. Ce qui est malheureux, c'est qu'on parle volontier et sans aucun scrupule. Avec humour ou pas ! On ne se gêne pas !
Et si on se place dans une perspective historique, on peut voir que ça n'a pas évolué depuis, à part quelques artistes comme Oum, la chanteuse marocaine, qui assume et qui se libère de cette image que le monde esthétique nous impose.
Dans son dernier clip. On voit l’artiste marocaine troquer son turban, pour une belle coupe de cheveux bien touffue à la Jackson five. Bravo Oum, grâce à toi les crépues vont se libérer.
Ceci n'est pas une révolution !
« Ta touffe les étouffe » dixit Fatine…Tu as raison mon amie !
Ma tête est libre, mes cheveux le sont aussi, et au contraire, au lieu de se focaliser sur les cheveux décoiffés, on devrait nous interroger sur les actions à mener pour tendre vers un combat sanitaire. « Les produits chimiques abîment les cheveux, à force on devient chauve, on a des maladies de peau (Psoriasis, eczéma, chutes de Cheveux…) . »
Moralité: Optez aussi pour une liberté d'action, abandonnez les préjugés et soyez libres comme vous le revendiquez.
Je vous le rappelle, Sherazad est une fiction !
Texte: haraka ( Essaih Jamila)
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