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Désolé, je ne suis pas Sherazad !

Euh non ! JE ne ressemble pas du tout à Sherazad ! Cette image préconçue et figée, attribuée aux femmes maghrébines est totalement fausse, elle ne concerne pas l'intégralité de la population féminine au Maroc. En réalité, on est divisée en deux groupes : les lisses et les crépues. Sans oublier, celles qui sont au milieu et qui s'en sortent avec brio : les bouclettes.  Cette classification naturelle intervient après notre naissance grâce à nos proches, aussi aux projections des publicités qui sont également imprégnées et responsables de certains malaises chez les femmes au Maroc. Adieu les frisotis ! A force de l’entendre, on finit par le croire et on oublie qui on est ! État des lieux : Les crépues lissées font la remarque aussi, par contre elles rigolent moins en hiver, les jours de pluie, ça court très vite. La nature revient au galop.  Les cheveux, « un déterminant du genre ». Brushing , kératine, lissage japonais, on n'en finit pas ! Des conseils et des remarques. Spots...

Je suis toujours la petite conne qui a tout le temps des choses à dire!

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  Je suis toujours la petite conne qui a tout le temps des choses à dire ! Je m’adresse à toi ; La folle, l’hystérique, la féministe, la râleuse, la timide, la vulgaire, la moche, la salope, la justicière, la sœur, la bonne copine, la pieuse, la brune, la masculine, la conne, la voilée, la prostituée, l’artiste, la belle-mère, la pleurnicheuse, la tricheuse, la dépensière, la sensible, l’amochée, la mère, la sorcière, la grosse, la sexy, la menteuse, la sociale, la blonde, l’indépendante, la maîtresse, la chic, la maigre, la princesse, le garçon manqué, la vieille, la rebelle, la rêveuse, la flémarde, la soumise, la poissonnière, la vierge, la célibataire, la ridée, la divorcée, la mère célibataire, l’envieuse, la coincée, la comédienne, la chieuse, la veuve, la cocue , la sainte nitouche, la déprimée, l'impulsive, l'intellectuelle, la poupée… Apparemment c’est notre fête aujourd’hui ! 15% sur tout *  Lisez bien l'annonce: *15% pour les cigarettes électroniques, petites cul...

Diluer une réalité dans l'art!

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  Diluer une réalité dans l’art… Je vis de mots, de rencontres, et d’un peu de temps de scène. Je viens du Maroc, d’Allemagne de Belgique, de France où j’ai appris à nager entre les mots de plusieurs personnes. J’ai dansé à travers des chaises, des canapés, des sommets de montagnes, des arbres, des enfants, des chorégraphes …tous m’ont appris à imaginer, à créer, à écrire, à penser, à dessiner, à peindre, à enseigner, à jouer et à parler fort et très vite. Placer devant soi mille repères pour se perdre. C’est ce que j’ai toujours recherché. En écrivant : Le moment où ce n’est plus un écrivain qui écrit, mais quelqu’un qui est sorti de soi, moment qui ne se trouve qu’au bout du long chemin d’exercices, tout à la fois un travail, moment de conscience total, de libération, moment où j’ai perdue toute intention d’ enseigner , de danser, d’écrire, moment où la parole a eu lieu toute seule, comme devant moi, hors de moi.  Je n’ai jamais supporté l’idée de me taire. Mes mots, j’ai mi...

Instant philo avec un arbre!

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  Dialogue...avec un arbre ! La danse est un mouvement de l'âme, et l'âme c'est la vie. la danse exalte la vie et cherche à la recréer, à l'exprimer, à la figurer en ce qu'elle a de visible, de formel, ou de secret... Les arbres ont mille histoires à partager...Je décide donc d'écouter mon centenaire, il a certainement des choses à me raconter sur l'histoire de l'humanité... Essaih jamila/ haraka Photo: Aline bardin vallée du Zat

Ni arabesque, ni tutu!

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  Ni arabesque, ni tutu… Un champ d’œillets, un quartier dévasté, un gazon verdoyant, une poubelle qui déborde, une marre d’eau, des messages, un rocher qui abrite un berger et son troupeau vagabond, un sommet, une main tendue, un village perdu-oublié, un homme pressé/perdu avec un masque sous le nez, des mots, une mobylette encastrée, des toiles, un espace culturel fermé, des émoticônes, des livres, du sang neuf, créatif irrigué puis asséché puis conjugué au passé recomposé, non lu  , non vu ...  Je foule ainsi le terrain pieds nus. Je suis encore jeune, je n’hésite pas à me remettre en cause. A défricher des territoires connus et inconnus, à me frotter aux mondes des images, des histoires, de l’art, de la nature, des lectures…Branchée sur un courant continu d’excitation et d’incompréhension ; et très souvent à la sortie de ma pensée, je m’entends dire : « C’est fou, j’ai rien compris » Bon signe!!. Je propose donc à mon cerveau : « Repense la forme et le fond de ta pens...

Lier aux autres!

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  Lier aux autres! A part traîner lamentablement en tongs la journée et en chaussons le soir Eh bien vous saviez quoi? il ne se passe rien de même que la distance effrayante qui prône dehors. Mais dedans, il se passe des choses ! #Dedans …J’ai fini de lire tout mes livres, je joue à des jeux de société avec mes proches, je regarde des films à l’eau de rose qui parle de la vie, de l’amour et de l’amitié. Je danse sur du Bob Marley, 2 Pac, Béyoncé et Fayrouz. J’ouvre Facebook 1000 fois par jour, Un écran, des photos, des vidéos de danse, des reportages, et des storys… Un semblant de vie, rien de palpable. Ainsi résonne l’écho infini du confiné-déconfiné, du couvre feu... Qu’est ce qui me manque ?  # État des lieux… - Serrer la main de mon épicier.  - Voir un spectacle de danse, un bon film, une belle exposition - Sortir boire un verre avec mes ami(e)s.   - Manger un Baolo à la place de Jemâa-El fena. - Être dans la folie de la foule pour entendre «pour le plaisir ...

Mon histoire...avec ma grande mère.

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Mon histoire avec la danse… Dès qu’il commence à vivre, l’homme cherche, par le geste, à exprimer l’inexprimable, à dire en quelque sorte l’indicible : les jeux de la nature et de ses éléments, les mouvements de son âme, les élans de son cœur. L’art de la danse est le plus vieux du monde, parce qu’avant d’être conscience ou réflexions, il est instinct. Il y a cent façon de danser, voire plus. Je veux vous parler avant tout de la plus noble, de la plus belle pour moi, de celle qui domine toutes les autres parce qu’elle est vraie et touchante : la danse de ma grande mère « Lalla ». Celle qui était le motif essentiel de mon âge heureux et de ma passion. Je vais vous emmener à Kenitra, « Port Lyautey » pour les intimes… J’ai trois ans, et je suis chez Lalla. Toutes les deux, cheveux au vent bien crépus, plusieurs foulards en couleurs autour de la taille, et c’est parti pour un spectacle sans fin. On chante et on danse, sur la fameuse et magnifique danse traditionnelle de la région du Gharb...

Souvenir, souvenir ! Festival Montpellier Danse 💙

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J’ai la tête dans les nuages... Peu de rencontres m’ont autant donné le vertige que celles avec mon mari et mes enfants.   Le jeudi 26 juin à 15h, seul Trevor Carlson y est parvenu.  Un vertige visuel, émotionnel , intellectuel mais aussi historique. A ce moment là, on découvre quelque chose d'immense et de profond avec une énergie inconnue que je n’ai pas vue ailleurs récemment . D´après Trevor Carlson « si le hasard a eu lieu, c’est qu’une vraie fidélité s’est instaurée entre moi et mes rêves et aussi mon amour pour la danse, tu es vraie, reste comme tu es...» .  Confession... J’ai pleuré comme un Bébé .   On a parlé beaucoup sur sa vie avec Merce Cunningham , sur la danse, sur ma vie... le tout avec beaucoup d’émotions. On s’est quittés avec la promesse de se revoir bientôt. Le tout couronnés avec un câlin et un super héritage... Je repars avec le bloc note de Merce Cunningham, avec tout les croquis des mouvements crées pour ses spectacles. Merci Trevor, promis j’...

Le monde des bisounours !

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Il y a quelques semaines, je prenais un café avec plusieurs collègues avec lesquels je dansais. Des potins, des rires, des plaisanteries. Nous nous racontions nos difficultés, nos frustrations. L’un des danseurs parlait d’une jeune danseuse qui n’avait pas un physique très gracieux, quelques kilos en moins, un visage, disons « difficile », qui aimait la danse et fréquentait nos cours régulièrement. Pour plusieurs danseurs, elle prêtait à sourire ; rien de bien méchant. Pourtant, un danseur à rapidement coupé court à cette discussion pour dire une chose que je n’oublierai jamais : « Moi, j’aime beaucoup cette fille, j’aime comme elle danse ». – Comment est-ce possible, tu as vu son bassin ? Son visage ? Certes elle n’est pas grosse, mais… Ce n’est pas possible ! Disaient les autres. Mais ce danseur persiste et répond : « Quand elle danse, elle se rend belle ».  Et c’était tellement vrai ! Cette jeune femme, quand elle dansait, prenait ce qu’il y a de plus beau en elle et le rendait ...

Corps calqué !

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Corps calqué… Quand l’être humain laisse s’exprimer son corps, il dévoile son identité. Ce corps lui permet d’exprimer et donc de reconnaître ce qu’il cache au plus profond de lui et qu’il ne peut souvent manifester par un autre moyen. Il va se révéler séducteur ou timide, agressif ou sentimental, puissant ou léger. Le corps peut s’exprimer dans une grande vérité par le biais de la danse. Il prend alors toute sa dimension « d’instrument » et chacun peut en retirer le bénéfice qu’il en attend. Danser, c’est aussi se libérer de ses entraves, de son carcan quotidien, et laisser s’agiter ses émotions, son ressenti intérieur au rythme de la musique. Notre corps est tout entier relié à notre cerveau, et le mouvement fait partie de notre vie. Il est le premier langage du corps. Danser, c’est connecter nos pensées à nos gestes, mettre des intentions dans nos mouvements. Le mouvement de notre corps est une sorte de calque de ce que nous sommes vraiment au fond de nous : Quand nous dansons, c’es...

Philosophie de vie !

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  Positifs ou négatifs Neutres ou signifiants simples ou complexes Chiffres et nombres se suivent et se bousculent 02/09/1982 tout du long: 1ans, 5 ans,10ans, 20 ans, 30ans, 3..ans...Elle compte compte sans jamais s'arrêter. Emportée dans ce flux ininterrompu de chiffres et de nombres qui s'égrènent en une envoûtante danse; elle traverse de multiples états, change continûment d'humeur ou de direction. Se confronte obstinément avec les limites;  une liberté rigoureusement conquise, physique... Elle compte compte sans jamais s'arrêter 1ans, 5 ans,10ans, 20 ans, 30ans, 70 ans Finalement... Elle arrive à transformer sa vie numérique en substance poétique.  Texte: haraka (Essaih Jamila) Image: Essaih jamila (2 ans) la banane toujours ;)