Je croyais que dire la vérité était la chose la plus importante au monde. J’y ai crue longtemps, un peu naïvement. Si douloureuse, si difficile soit-elle, la vérité valait la peine et garantissait même une sorte d’intégrité, une forme de bonheur. Depuis, j’ai constaté que toute vérité n’est pas bonne à dire, j’ai appris la diplomatie.
La diplomatie…Jouer le jeu, mentir ou être dans le déni aident parfois à survivre. J’ai aussi un peu tempéré ma colère. Certains ne me reconnaissant pas là –dedans.Je vous réponds !! On n’a pas le choix !
Je pense que certaines personnes, considérées comme les grandes valeurs pour certains (statut, pouvoir, tradition…), sont en réalité prétentieuses et vides, uniquement formelles et donc sans intérêt philosophique ou politique…
C’est là où je fais appel à l’ironie…ou de l’humour tout court pour faire passer la pilule, et à la fin une petite injection de diplomatie.
Je me tempère par : « les pauvres c’est dur pour eux d’être aussi … (mot censuré) » …je vous ai dit que j’ai appris à être diplomate, mais vous avez le choix de rajouter le mot qui vous convient dans le texte;)
Je veille à conserver mon empathie. C’est un combat. Parfois, je reste calme, rationnelle…jusqu’à un certain point. Lorsque rien ne bouge, que la raison et la diplomatie ont échoué pour améliorer une situation, c’est là où je m’énerve.
Je m’énerve, en fait non !! Je suis déçue. Par nous les humains !!!
La déception de…
Un an de prison ferme !!! Je choisie l’ironie artistique, voir la diplomatie artistique !!
Quelques mots sur ce spectacle-là « un an de prison ferme »,
Où l’agrès est une scène effondrable de 710 850 km2, qui consume chacune des 12 régions qui la constituent.
34 millions d’habitants qui dansent l’espoir, puis s’enfoncent dans le sol d’autant de manière, parfois alors que le spectacle est en train de se jouer, Parfois avant même qu’il ait pu avoir lieu, parfois l’empêchant ou transformant son sens.
La danse de l’espoir devient un cauchemar.
Un avance, les autres reculent, un poids énorme venu du haut le recouvre. Système de contre poids…
« Un an de prison ferme » un spectacle orchestré par des gestes ratés …condensé de quiproquos, maladresses et contretemps.
Frénétique suite de tentatives de réduire le romantisme à néant…autant de variations des rencontres ratées, d’histoires d’amour qui tournent à la catastrophe.
Ici, tous les spectacles finissent mal, et c’est cette terrible urgence, et cette pression de la disparition du sol qui rend tout cela malheureux…
Je suis déçue…par ce spectacle.
Peace and love aux femmes, dans le monde entier.
Texte haraka / Essaih jamila

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