La démocratie de l’œil…Quel intérêt ?
La danse donne souvent l’impression d’aimer l’ordre ; un ballet et son argument tournent autour d’un couple de danseurs vedettes (les étoiles, les principaux, les guest, terminologie au choix), quelques seconds rôles plus au moins dégrossis et un corps de ballet qui jouera les utilités ou les figurants. Une sorte d’organisation pyramidale sur le papier, qui a le mérite d’offrir au spectateur une lecture évidente. Autant dire que la danse contemporaine, mais pas seulement, impose un point de vue différent.
Dans la création actuelle chacun est en vedette, fini l’étoile inaccessible qui vole la vedette et ne laisse à quiconque le rôle principale. En détournant le propos de la seule virtuosité, la danse contemporaine met donc en scène des profils différents qui font parfois de leur maladresse un atout. On verra des créateurs penser les rôles non plus pour un danseur mais pour une communauté d’artistes. Ce qui n’empêchera pas certains chorégraphes d’imaginer du sur mesure lorsque la muse les inspire à travers la personnalité d’un danseur. Cette nouvelle organisation va permettre de fait la présence accrue de danseurs amateurs n’ayant pas une formation spécifique en danse.
Vrai, Faux, persuasion ou vraisemblance ?
Les dernières observations de haraka trouveront là un terrain propice à se déployer. Et donne lieu au fameux vers de Boileau : « Le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable ».
"Il y a toujours les figures majeurs en premier #les créateurs, les principaux, les extra…terminologie au choix !!!"
On compte en définitive de plus en plus d’excellents danseurs-chorégraphes contemporains (Femmes et hommes) et de moins en moins de noms connus. « Pas au point d’être arrêtées dans la rue par des hordes de fans, mais assez en vue pour sortir du lot ».
Je reviens donc sur la question du départ « La démocratie de l’œil…Quel intérêt? ».
PS : Dans la création actuelle les figures majeures de la danse contemporaine continuent toujours à prêcher le bon mouvement, le bon combat, et la bonne parole ... Et La question que j’aimerai bien leurs poser « C’est pour quand le changement alors ? ».
NB : « Si vous chérissez autant le mouvement, faites tourner. On ressasse ! ».
A bon entendeur salut !

Commentaires
Enregistrer un commentaire