Ni arabesque, ni tutu!
Ni arabesque, ni tutu…
Un champ d’œillets, un quartier dévasté, un gazon verdoyant, une poubelle qui déborde, une marre d’eau, des messages, un rocher qui abrite un berger et son troupeau vagabond, un sommet, une main tendue, un village perdu-oublié, un homme pressé/perdu avec un masque sous le nez, des mots, une mobylette encastrée, des toiles, un espace culturel fermé, des émoticônes, des livres, du sang neuf, créatif irrigué puis asséché puis conjugué au passé recomposé, non lu
, non vu ...
Je foule ainsi le terrain pieds nus. Je suis encore jeune, je n’hésite pas à me remettre en cause. A défricher des territoires connus et inconnus, à me frotter aux mondes des images, des histoires, de l’art, de la nature, des lectures…Branchée sur un courant continu d’excitation et d’incompréhension ; et très souvent à la sortie de ma pensée, je m’entends dire : « C’est fou, j’ai rien compris » Bon signe!!. Je propose donc à mon cerveau : « Repense la forme et le fond de ta pensée » et par magie tout semble s’inventer-ou se réinventer en temps réel.
J’essaie de mettre des mots sur ma pensée-décortiquée, pour que chaque lecteur devienne à son tour créateur.
Après le justaucorps ou le collant, voici le temps de la basket Converse chinée dans un marché d’occasion. Tout est envisageable, un monde en quête de sens…même si parfois les circonstances et le climat sanitaire vont foudroyer bien les vocations mais je vous rassure le rêve gardera un temps d’avance.
Je foule ainsi le terrain pieds nus, ni arabesque, ni tutu…sérieuse, amusante, audacieuse, ironique, brutale, documentaire, osée, impulsive, utopiste, urbaine, nerveuse, rieuse. Et ces variantes en font justement le sel
.
Pieds nus, ni arabesque, ni tutu…ici les thèmes retenus sont loin des contes de fées.
Perruques pour les uns, nez rouge pour les autres. Des grands et des gros, des noirs et des blancs, des africains et des asiatiques, des très jeunes et des très vieux, des professionnels et des débutants. Je suis dans le solo, dans le duo comme dans le truo, faute de moyens je ne dispose pas d’une véritable compagnie de danse d’une vingtaine de membres. Mais il n’est pas interdit dés lors de convier entre côté scène et côté rue une bande de potes. Ceci est de la danse.
Merci à mes ami (e)s
Texte: haraka (Essaih jamila)
Photo: Maillard Marie-laure

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