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La démocratie de l’œil…Quel intérêt ?

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  La démocratie de l’œil…Quel intérêt ? La danse donne souvent l’impression d’aimer l’ordre ; un ballet et son argument tournent autour d’un couple de danseurs vedettes (les étoiles, les principaux, les guest, terminologie au choix), quelques seconds rôles plus au moins dégrossis et un corps de ballet qui jouera les utilités ou les figurants. Une sorte d’organisation pyramidale sur le papier, qui a le mérite d’offrir au spectateur une lecture évidente. Autant dire que la danse contemporaine, mais pas seulement, impose un point de vue différent.  Dans la création actuelle chacun est en vedette, fini l’étoile inaccessible qui vole la vedette et ne laisse à quiconque le rôle principale. En détournant le propos de la seule virtuosité, la danse contemporaine met donc en scène des profils différents qui font parfois de leur maladresse un atout. On verra des créateurs penser les rôles non plus pour un danseur mais pour une communauté d’artistes. Ce qui n’empêchera pas certains chorég...

Inventaire avant la fermeture !

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  Inventaire avant la fermeture de… 2020 ! La fabrication de l’écriture, un équilibre entre de nouvelles directions et la poursuite d’un développement chorégraphique, une alimentation qui convient à mon appétit pour le mouvement.  Entrainer dans un flux qui me dépasse sans que cela soit associé à une brève durée, la création à eu lieu à chaque instant : pendant un bon repas avec mes amis de toujours, lors d’une insomnie productive, dans une rencontre avec quelqu’un dont l’univers m’interpelle. Mais aussi le goût d’un projet, la rencontre avec d’autres: programmateurs, interprètes, metteurs en scène, artistes plasticiens, compositeurs, chorégraphes, institutions…  L’évènement fait le temps, la perception fait l’évènement, l’acuité fait la perception, et pendant ce temps haraka continue son chemin. Mais!! J'ai un constat sans masque et sans rancune! Un autre...Inventaire avant la fermeture de 2020 ! Car «Tout doit disparaitre ! » Covid ou pas Covid, nous traversons une péri...

Un solo par écrit !

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  Un solo par écrit! Acte numéro 1 Savourer l'inconnu...Moi ! Mes racines ont toujours plongé dans la confiance que m'ont donnée mes parents et on été nourries par mes amis de toujours. Les racines que l'on aime et que l'on ne cesse pas de nourrir finissent par fleurir. Cette stabilité inconditionnelle m'a permis une grande instabilité créatrice, et j'ai pu explorer l'inconnu et le savourer.  Le travail créatif est une expérience très intime, très personnelle et souvent privée. Les artistes, du fait de la nature de leur activité, ne peuvent éviter de révéler l'intimité, car dans le processus de décision, il leur faut toujours faire face à des éléments autobiographiques, dévoiler une part d'eux-mêmes dont ils ne savaient même pas qu'elle existait. La création artistique consiste à rendre visible l'invisible. Mon travail et ma créativité font pour moi sens. Ils sont absolument central à ce que je suis en tant que personne, et au genre de person...

# Danseurs en résidence chez-eux !

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  # Danseurs confinés…  Le texte n’est pas encore vraiment écrit, la musique est en cours de téléchargement, il y a des bouts d’essai de mouvements, des idées et des concepts fous, de gros problèmes d’accessoires, des costumes manquants…Attendez ! Mais comment fait-on d’habitude ? Bruitage pas clair ! Je reprends !! Le texte est fini, la musique téléchargée, une chorégraphie bouclée, les costumes ? Bon il ne faudrait pas être difficile, on cherche dans son placard un haut et un bas, couleurs unies de préférence… Super !! Je continue, texte c’est bon, musique c’est bon, danseurs c’est bon… Stop !!! Ils nous manquent quelque chose! Un sol, un espace, un lieu…  Bruitage pas très clair ! Je reprends encore pour être sûr ! Des danseurs c’est bon, musique c’est bon, accessoires c’est bon… Stop !!  On arrête le bénévolat !  Qui subventionnera tout ça ?  Qui organisera tout ça ?  Il y manquera toujours le sens : Jouer chez-soi c’est accepter le chaos… Je repre...

Ressala " Lettre"

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  " Acquérir ce que l'on aime, ce à quoi on est sensible". Dans les pas de l'artiste "Mohamed Arejdal" et son exposition "Ressala" au comptoir des mines galeries Marrakech. Il s'agit donc d'interpréter le "contenu de vérité" de l'œuvre et d'arracher le message qui s'y loge (parfois de manière paradoxale) avec humour, cynisme, de l'imagination...pour pouvoir accepter l'inacceptable qu'est le rejet. Le rejet de la culture corporelle!!! Un rejet qui rime avec le manque de ( subventions, lieu, ...). L'oeuvre de Arejdal..."comment expliquer la beauté de cette agressivité implacable de l'œuvre", qui se développe vers une liaison inextricable avec le corps en mouvement et la perception du spectateur?  Je décide donc de dépasser les limites apparente de la perception... Les pierres, orchestrées par l'équilibre de leurs poids, en apparence fragiles comme un corps humain. Jouant entre la masse é...
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Je croyais que dire la vérité était la chose la plus importante au monde. J’y ai crue longtemps, un peu naïvement. Si douloureuse, si difficile soit-elle, la vérité valait la peine et garantissait même une sorte d’intégrité, une forme de bonheur. Depuis, j’ai constaté que toute vérité n’est pas bonne à dire, j’ai appris la diplomatie. La diplomatie…Jouer le jeu, mentir ou être dans le déni aident parfois à survivre. J’ai aussi un peu tempéré ma colère. Certains ne me reconnaissant pas là –dedans. Je vous réponds !! On n’a pas le choix ! Je pense que certaines personnes, considérées comme les grandes valeurs pour certains (statut, pouvoir, tradition…), sont en réalité prétentieuses et vides, uniquement formelles et donc sans intérêt philosophique ou politique… C’est là où je fais appel à l’ironie…ou de l’humour tout court pour faire passer la pilule, et à la fin une petite injection de diplomatie. Je me tempère par : « les pauvres c’est dur pour eux d’être aussi … (mot censuré) » …je vo...

Molière est beaucoup plus cool !!!

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  Molière est beaucoup plus cool !!!   Cet intitulé même vous intrigue ? Tout le monde n’est-il pas « auteur » ? Oui. Pourtant, certaines personnes qui ont étudié la langue de Molière peuvent revendiquer ce titre.  État des lieux : Les premiers de la classe de la langue française doivent réussir à incarner totalement le « lâcher prise » pour permettre aux timides de dévoiler ce qui se cache au plus profond de leur cœur. Il faudrait d’abord savoir les écouter, essayer de les lire sans brandir le stylo rouge, observer l’effort fourni pour pouvoir communiquer avec eux simplement. Savourez, s’il vous plait !  Il faut se détacher de cette pression qu’on a tous accumulé dans notre cursus scolaire. Il y a plus grave dans le monde !!! Écorcher, mal prononcer, ce n’est rien à côté de ce que vivent certaines personnes. Les bons élèves de la langue Molière sont souvent tournés vers eux-mêmes, autocentrés : ils se regardent, s’écoutent et s’observent entre eux. Mais cette observ...

Le rejet!

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  Est-ce qu’il ne faut pas être rejeté(e) pour devenir soi-même ? Le rejet de la part de l’humain face à l’humain, aux visages fermés, blafards, causé par nos rides et nos visages tendus.  L’humain qui tremblote en bande, en meute, se heurte, circule, se cogne sur le rythme de la vie. Une vision de l’humain et son impossibilité de vivre ensemble, et de l’incapacité à rester seul. Le rythme de cette vie actuelle qui n’est pas normale, insufflée par une bande son qu’est les bruits des soupirs et des larmes.  Une vision qui allie compositions de non-dit, communication violente, compétition « produisez plus, brillez vite » sans assurer le début d’une flamme. Certains jours on peut croiser un humain depuis des années déjà, fouille les poches de son cœur et cherche désespérément les clefs du bonheur. Il ne sait plus où il les a laissées.  La panne de son cœur a changé le cours de sa vie. Cette pénurie d’égo, panne de ses cinq sens.  Va-t-il mettre en marche son cœur s...

Désolé, je ne suis pas Sherazad !

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Euh non ! JE ne ressemble pas du tout à Sherazad ! Cette image préconçue et figée, attribuée aux femmes maghrébines est totalement fausse, elle ne concerne pas l'intégralité de la population féminine au Maroc. En réalité, on est divisée en deux groupes : les lisses et les crépues. Sans oublier, celles qui sont au milieu et qui s'en sortent avec brio : les bouclettes.  Cette classification naturelle intervient après notre naissance grâce à nos proches, aussi aux projections des publicités qui sont également imprégnées et responsables de certains malaises chez les femmes au Maroc. Adieu les frisotis ! A force de l’entendre, on finit par le croire et on oublie qui on est ! État des lieux : Les crépues lissées font la remarque aussi, par contre elles rigolent moins en hiver, les jours de pluie, ça court très vite. La nature revient au galop.  Les cheveux, « un déterminant du genre ». Brushing , kératine, lissage japonais, on n'en finit pas ! Des conseils et des remarques. Spots...

Je ne veux rien faire...

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  Derrière le « je ne veux rien faire » il y a toujours un…Projet ! Le projet ! Ce mot est souvent utilisé pour tout nommer, des rêves, des désirs, des pistes d’explorations, la recherche du moi… Le mot efficace pour faire un état des lieux et de l’avenir. Le projet ! Ce mot que je prends comme une feuille de route : s’ouvrir davantage aux gens, déhiérarchiser les pratiques et les savoirs. Des hypothèses, des pistes sont mises en œuvre. Des hypothèses que je mets dans le travail, d’où mon attachement initial aux verbes « oser, changer, assumer, observer… ». Et leurs vertus expérimentales.  Les choses s’inventent à force de tentatives. Il s’agit de mettre des suppositions en jeu et de faire des comptes rendus avec soi à partir de questionnements tels que : vie, rituels, joie, famille, communauté, clan, paysages, etc. Inventer une prière et observer comment les hypothèses le nourrissent et inversement : le tout-dans le contexte des missions ou des objectifs qu’on fixe. Avec une ...